Une langue à soi

   
 

 

ateliers d'écriture à Paris (et ailleurs)

   
 

 

                                                                                                                      

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LA DEMARCHE / 1

 

     

Une langue à soi

Une langue à soi : emboiter le pas d’Arthur Rimbaud, « trouver une langue »… chiche ? ; plus personnellement, trouver sa langue, sa plume, son style ; ou plus modestement, chercher, être en chemin, s’éveiller, découvrir ; plus techniquement, expérimenter, reconnaître une pente, affirmer une forme, forger ses outils ; ou tout simplement, être bien, dans ses mots, dans ses baskets, dans les « semelles de vent » de sa langue…

« Écrivez ce que vous désirez écrire, c’est tout ce qui importe ».

Dans Une chambre à soi, Virginia Woolf conseillait pour écrire « d'avoir cinq cents livres de rente et une chambre dont la porte est pourvue d'une serrure ». Si l’auteur plaidait alors la cause des femmes de son temps, aujourd’hui encore, s’accorder du temps et un espace pour écrire est parfois délicat. L’atelier d’écriture, espace privilégié dont la porte est poussée sur ce temps consacré  à l’écriture, permet d’ouvrir toutes les fenêtres de son propre univers...

Un atelier d’écriture Une langue à soi, comment ça se passe ?

Chaque atelier s’ouvre par la lecture d’un texte - extrait de roman, nouvelle, poème ou chanson - qui va nourrir la proposition d’écriture. Cette proposition, différente à chaque atelier, propose d’expérimenter un motif littéraire particulier, tout en invitant, selon une progression, à écrire du côté de la mémoire, du réel ou de l'imaginaire. Il s’agit bien cependant d’une proposition : chacun reste libre de s’en emparer ou de s'en éloigner à sa guise ! Après un temps d’écriture de 45 minutes environ, chaque  participant  est invité à lire le texte qu’il vient d’écrire à l’ensemble du groupe. L’atelier se clôt par  une phase d’échanges autour de chaque texte : c'est ce qu'on appelle traditionnellement les "retours".

Les retours : être attentif à la bague

Dans son ouvrage Comment j’ai appris à lire, à une amie  qui lui demande « Quel effet cela fait-il d’écrire ? », Agnès Desarthe répond de la manière suivante : « Quand tu écris, c’est comme si tu retirais [une] bague de ton doigt, [une] bague qui est à la fois précieuse, belle et chargée de souvenirs, et que tu la jetais, le plus loin possible, de toutes tes forces. Tu la jettes même si loin que tu ne l’entends ni ne la vois retomber. Tu ne sais même pas si quelqu’un la trouvera. » Et Agnès Desarthe, d’ajouter devant cet inconnu de la destination : « Voilà c’est ça écrire. C’est pour cette raison que c’est absurde […] et qu’on se sent bête » ...